Fatigue à l’arrivée de l’automne : 7 habitudes à revoir pour retrouver plus d’énergie
Les vacances sont terminées, les horaires reprennent leur rythme et les journées commencent doucement à raccourcir. Pour certaines personnes, cette période s’accompagne aussi d’une sensation familière : moins d’énergie au réveil et davantage de fatigue au cours de la journée.
Il serait pourtant trop simple de tout mettre sur le compte de l’automne.
Le manque de sommeil, une alimentation déséquilibrée ou encore une activité physique insuffisante font partie des facteurs pouvant contribuer à la fatigue. Celle-ci peut également avoir des causes médicales.
Avant de chercher une solution miracle, voici donc sept habitudes du quotidien qui méritent d’être examinées.
1. Décaler progressivement son heure de coucher
Un coucher de plus en plus tardif peut finir par réduire considérablement le temps consacré au sommeil.
L’objectif n’est pas nécessairement de se coucher extrêmement tôt, mais de retrouver des horaires relativement réguliers.
Le NHS recommande notamment de conserver des heures de sommeil régulières et de créer un environnement propice au repos.
Si votre horaire s’est décalé pendant l’été, quelques ajustements progressifs peuvent être plus réalistes qu’un changement brutal.
2. Passer ses matinées dans la pénombre
La lumière ne sert pas uniquement à nous permettre de voir : elle participe au réglage de notre horloge biologique.
Le National Heart, Lung, and Blood Institute explique que l’alternance entre lumière et obscurité contribue à déterminer les périodes pendant lesquelles nous nous sentons éveillés ou somnolents.
Profiter de la lumière naturelle pendant la journée peut donc être une habitude intéressante, particulièrement lorsque les journées commencent à raccourcir.
Pas besoin pour autant d’acheter immédiatement une lampe de luminothérapie : celle-ci constitue une intervention particulière qui peut être recommandée dans certaines situations et n’est pas équivalente au simple fait de profiter de la lumière du jour.
3. Utiliser les écrans jusqu’au moment de dormir
Le téléphone accompagne souvent les dernières minutes de la journée : quelques messages, une vidéo, les réseaux sociaux… puis une autre vidéo.
Le problème est que la lumière artificielle en soirée peut perturber les signaux qui participent à la préparation du sommeil. Le NHLBI indique notamment qu’une exposition importante à la lumière artificielle tard le soir peut interférer avec la libération de mélatonine.
Créer une période plus calme avant le coucher peut donc faciliter la transition entre la journée et la nuit.
4. Compter uniquement sur le café pour retrouver de l’énergie
Une tasse de café peut évidemment faire partie d’une routine agréable.
Mais lorsque la fatigue s’installe, multiplier les cafés ne règle pas nécessairement ce qui la provoque.
La caféine agit notamment en bloquant temporairement l’action de l’adénosine, une substance impliquée dans la pression de sommeil qui augmente au fil de la journée.
Consommée tardivement, elle peut également compliquer le sommeil chez certaines personnes.
Avant de reprendre un café automatiquement, demandez-vous donc si vous avez surtout besoin d’une pause, d’eau, de nourriture ou simplement d’une meilleure nuit.
5. Bouger beaucoup moins dès que les températures baissent
Lorsque les journées deviennent plus fraîches, il est facile de passer progressivement davantage de temps à l’intérieur.
Pourtant, l’inactivité physique fait partie des facteurs de mode de vie associés à la fatigue, tandis qu’une activité physique régulière fait partie des habitudes généralement recommandées.
Cela ne signifie pas qu’il faut commencer un entraînement intensif.
Marcher, prendre les escaliers ou intégrer quelques périodes de mouvement à sa journée permet déjà d’éviter que la reprise automnale devienne synonyme de sédentarité.
6. Négliger ses repas lorsque les journées deviennent chargées
La rentrée peut rapidement transformer les journées : travail, école, rendez-vous, activités des enfants…
Et les repas passent parfois au second plan.
Une alimentation inadéquate figure parmi les facteurs pouvant contribuer à la fatigue.
Plutôt que de rechercher un aliment supposément « booster » l’énergie, mieux vaut privilégier une alimentation variée et régulière adaptée à ses besoins.
Et n’oublions pas quelque chose de beaucoup plus simple : boire suffisamment au cours de la journée.
7. Considérer une fatigue persistante comme « normale »
C’est probablement le point le plus important.
Toutes les fatigues ne se corrigent pas avec une meilleure routine.
Une fatigue persistante peut notamment être associée à certains médicaments ou à différentes conditions comme l’anémie, les troubles thyroïdiens, le diabète ou l’apnée du sommeil, parmi de nombreuses autres possibilités.
Il ne faut donc pas essayer de s’autodiagnostiquer.
Le NHS recommande de consulter lorsque la fatigue persiste pendant plusieurs semaines sans explication, affecte la vie quotidienne ou s’accompagne d’autres symptômes. Mayo Clinic recommande également de consulter lorsqu’elle ne s’améliore pas malgré des mesures simples comme le repos, la réduction du stress, une bonne alimentation et une hydratation adéquate.
L’automne n’est donc pas forcément le seul responsable
Lorsque l’énergie diminue à cette période de l’année, il peut être tentant d’accuser immédiatement la météo ou les journées plus courtes.
Mais notre quotidien change lui aussi.
Heures de coucher, temps passé dehors, activité physique, écrans, alimentation et rythme de vie peuvent tous évoluer presque sans que nous nous en rendions compte.
Avant de vouloir tout transformer, commencez par observer votre routine pendant quelques jours. Une petite habitude devenue invisible est parfois le meilleur endroit où commencer.


